(Encadrant : Guillaume Rouy)
Votre client, une entreprise agroalimentaire française, voit les conséquences de la sécheresse autour de son site en France : sols secs, cours d’eau en étiage, nappes en baisse et restrictions d’usage. Pour le moment, elle n’a pas été impactée, mais la direction sait que leur forte consommation d’eau expose la production à des potentielles restrictions d’usage.
L’entreprise contacte votre équipe d’ingénieurs pour alimenter ses futures décisions : selon les projections de changement climatique, est-il possible de maintenir les activités sur les sites actuels et si oui, quelle est la perte de production attendue et le niveau d’effort à effectuer pour s’adapter ? Pour cela, [l’entreprise vous demande d’estimer la fréquence à laquelle sa localisation est susceptible d’être concernée par des sécheresses intenses à horizon 2040].
L’objectif de ce mini-projet est d’apporter des éléments de réponse à ce problème fictif inspiré de cas réels, à partir de données climatiques réelles et d’une méthode tirée de la littérature scientifique. Le cheminement reposera sur un certain nombre d’hypothèses (choix d’un scénario de réchauffement climatique, simplifications etc…) qu’il conviendra de valider en point de suivi.
Comprendre le concept de risque climatique et ses trois composantes. Comprendre le phénomène de sécheresse, ses différentes formes, et la chaîne de processus physiques et règlementaires qui mènent à des impacts sur l’entreprise. Illustrer ce point sur le poster.
Comment les équipes de recherche transforment-ils les données climatiques en une estimation probabiliste de fréquence et d'intensité d'un événement de sécheresse ? En particulier, identifier les données climatiques (indicateurs, indices, etc…) utilisés dans la littérature scientifique pour définir la sécheresse et analyser son évolution. Relever ce qui fait leur pertinence et quelles sont leurs limites. Parmi ces indicateurs, répertorier ceux qui sont utilisés pour effectuer des prédictions de fréquence et d’intensité des sécheresses, ainsi que les méthodologies associées.
Évaluer dans quelle mesure il est possible d'estimer la fréquence et l'intensité des situations de sécheresse susceptibles d'affecter l'activité de l'entreprise à l'horizon 2040, à partir des données climatiques fournies et d'une méthode inspirée de la littérature scientifique. Expliciter les hypothèses nécessaires, les incertitudes et les limites de l’estimation. L'absence de données suffisantes pour produire une estimation robuste constitue un résultat scientifique recevable.
Il est attendu que les étudiants soient à l’initiative d’a minima 3-4 points de suivi :
En septembre, le point d’introduction est proposé en présentiel
Entre octobre et décembre, il est conseillé de proposer un point de suivi mensuel
En janvier, un dernier point de validation du poster et de préparation de l’oral
Le travail se basera sur :
Quelques articles spécifiques qui seront partagés au point d’introduction
Une recherche bibliographique additionnelle (https://www.bib.minesparis.psl.eu/)
Des données climatiques géolocalisées sur un site fictif
Des données additionnelles, si besoin (VigiEau, data.gouv.fr etc).
Le poster doit être lisible par des non-experts du sujet et contiendra à minima :
Un abstract/conclusion du travail effectué, mis en évidence
Des synthèses illustrées du cheminement effectué et des points les plus pertinents
Une bibliographie complète
Références : Point d’introduction
Contact : guillaume.rouy@forvismazars.com